DUER agricole (MSA) : document unique pour exploitation agricole

Exploitations agricoles relevant de la MSA : viticulture, élevage, grandes cultures, maraîchage, arboriculture, sylviculture. Risques propres au régime agricole : machinisme, phytosanitaire, zoonoses, silos et fosses, fortes chaleurs.

Risques principaux retenus

Sélection des cinq risques les plus critiques d'après les données INRS pour ce secteur. La cotation indicative est ajustable dans l'éditeur.

Machines et engins agricoles

Criticité 12 · Important

Risques techniques

Renversement de tracteur ou d'automoteur, happement par un organe en mouvement (prise de force, vis sans fin, rouleaux, presse), écrasement lors de l'attelage ou sous un relevage hydraulique.

Mesures de prévention pré-rédigées (5)
  • Arceau ou cabine de sécurité en place et ceinture bouclée sur tout tracteur
  • Protecteurs de prise de force et de cardan présents et non endommagés
  • Consignation moteur arrêté, clé en poche, avant tout débourrage ou intervention
  • Attelage à l'arrêt, personne entre le tracteur et l'outil ; béquille et cales
  • Contrôle technique et entretien du matériel ; formation à la conduite des engins

Sources : MSA santé-sécurité au travail ; Code du travail R.4121-1, R.4323-1 et suivants

Manutention manuelle de charges

Criticité 12 · Important

Charge physique de travail

Port, levage, traction, poussée de charges lourdes ou encombrantes sollicitant le rachis et les articulations.

Mesures de prévention pré-rédigées (5)
  • Mettre à disposition des aides mécaniques (chariot, transpalette, diable, plan incliné)
  • Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique) — INRS recommandée pour tous
  • Limiter les charges unitaires (conditionner en plus petits emballages)
  • Organiser les postes pour limiter les déplacements et hauteurs de prise
  • Évaluation par cotation NIOSH/Mital pour les postes exposés

Sources : INRS ED 776 ; Code du travail art. R.4541-1 à R.4541-11

TMS : postures contraintes et gestes répétitifs

Criticité 12 · Important

Charge physique de travail

Sollicitations musculo-squelettiques répétées (poignets, coudes, épaules, nuque) liées à des gestes ou postures contraignants.

Mesures de prévention pré-rédigées (5)
  • Aménager les postes ergonomiques (hauteur, distance, alternance debout/assis)
  • Rotation des tâches pour varier les sollicitations
  • Pauses régulières (5 min toutes les heures pour les postes à forte cadence)
  • Outils adaptés et de qualité (manches ergonomiques, légers)
  • Sensibilisation aux échauffements et étirements en début de poste

Sources : INRS ED 957 ; Tableaux MP 57, 69, 79, 97, 98

Vibrations

Criticité 12 · Important

Nuisances physiques

Vibrations transmises au corps entier (engins) ou aux mains-bras (outils portatifs : marteau-piqueur, perceuse, meuleuse).

Mesures de prévention pré-rédigées (5)
  • Choix d'outils et engins à faible niveau vibratoire
  • Maintenance régulière (sièges amortissants, pneumatiques)
  • Limitation du temps d'exposition (rotation)
  • Gants antivibratoires pour les outils main-bras
  • Suivi médical renforcé

Sources : INRS ED 6294 ; Code du travail art. R.4441-1 à R.4447-1

Risque routier (trajet et mission)

Criticité 12 · Important

Risques liés aux déplacements

Accidents de la route lors des déplacements professionnels (mission) ou domicile-travail (trajet).

Mesures de prévention pré-rédigées (6)
  • Plan de Prévention du Risque Routier (PPRR) écrit
  • Entretien régulier des véhicules + carnet de bord
  • Interdiction du téléphone au volant (même kit mains-libres déconseillé)
  • Organisation des tournées pour limiter les kilomètres et la fatigue
  • Formation à la conduite préventive (perfectionnement)
  • Limiter / encadrer les horaires de nuit

Sources : INRS ED 6201 ; Code de la route

Démarrer mon DUER Agricole

Dernière mise à jour : juillet 2026

L'agriculture ne relève pas de l'INRS, mais de la MSA

C'est le premier signal qu'un conseiller en prévention ou un contrôleur attend. L'exploitation cotise au régime agricole : la prévention y est portée par la Mutualité sociale agricole et son service santé-sécurité au travail, avec ses propres tableaux de maladies professionnelles. Un document unique qui cite la CARSAT en autorité de tutelle sonne faux dès la première ligne. L'obligation de rédiger le DUER, elle, est la même pour tous : dès le premier salarié (art. R.4121-1).

Le jeu de risques agricole du générateur

Là où un modèle générique s'arrête à « agents biologiques » ou « risque chimique », le secteur agricole pré-coche des risques que seule l'exploitation connaît : renversement de tracteur et prise de force, produits phytosanitaires, zoonoses, contention des animaux, silos et fosses à lisier, lignes électriques aériennes, noyade en ouvrage d'irrigation. Chacun arrive coté et avec ses mesures de prévention pré-rédigées, ajustables.

Les six familles de risques d'une exploitation

Nous regroupons les risques agricoles par ce qui envoie réellement un exploitant à la MSA : la machine, le produit, le microbe, le corps, le climat, la tête. Chaque famille pointe vers les risques pré-cochés dans le générateur.

Mécanique et machines

Tracteur, prise de force, moissonneuse, presse, chargeur. La famille qui tue le plus.

Ce qu'il faut regarder
Le renversement de tracteur est l'accident mortel le plus fréquent du travail agricole (MSA-SST). Un arceau ou une cabine et une ceinture bouclée changent l'issue d'un dévers. Le second piège, ce sont les organes en mouvement : une prise de force non protégée happe en une seconde.
Risques pré-cochés
Machines et engins agricoles · Lignes électriques aériennes · Risque électrique

Chimique et phytosanitaire

Bouillie, pulvérisation, rentrée en parcelle, nettoyage de cuve, stockage.

Ce qu'il faut regarder
Le poste le plus exposant n'est pas la pulvérisation mais la préparation de la bouillie et le nettoyage du matériel, mains au contact du produit concentré. Le Certiphyto est obligatoire (code rural, art. L.254-1 et suivants) et certaines pathologies sont indemnisables par le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides géré par la MSA.
Risques pré-cochés
Produits phytosanitaires · Risque chimique

Biologique et zoonoses

Contact animal, litière, mise bas, tiques, poussières de fourrage et de grain.

Ce qu'il faut regarder
Leptospirose, fièvre Q, rouget, tétanos, teigne : la contamination passe par une plaie souillée, une morsure ou un aérosol. Le « poumon du fermier » vient des moisissures du foin. La vaccination antitétanique à jour et une protection respiratoire lors des travaux poussiéreux ne sont pas des détails.
Risques pré-cochés
Agents biologiques et zoonoses · Agents biologiques

Physique et TMS

Manutention, postures, vibrations de l'engin, bruit, contention des animaux, chutes.

Ce qu'il faut regarder
Les TMS et la manutention sont la première cause d'arrêts, mais c'est la contention d'un bovin qui envoie aux urgences : un coup, un écrasement contre une barrière, la charge d'un reproducteur. Une cage de contention et des passages d'homme valent mieux qu'une consigne de prudence.
Risques pré-cochés
Contact et contention des animaux · Manutention manuelle de charges · TMS : postures contraintes et gestes répétitifs · Vibrations · Exposition au bruit · Chute de hauteur

Environnement et fortes chaleurs

Travail extérieur, canicule, intempéries, silos, fosses, ouvrages d'eau.

Ce qu'il faut regarder
L'agriculture est le secteur le plus exposé à la chaleur : depuis le décret du 27 mai 2025, l'épisode de forte chaleur doit figurer dans le DUERP, avec les mesures et leur traçabilité. À côté, les tueurs silencieux : les gaz d'un silo fermé, le sulfure d'hydrogène au brassage d'une fosse à lisier, la noyade dans une retenue non clôturée.
Risques pré-cochés
Ambiance thermique (chaud ou froid) · Intempéries (travail extérieur) · Silos, fosses et espaces confinés · Noyade (fosses, retenues, irrigation)

Psychosocial et isolement

Travail isolé, saisonnalité, incertitude économique, charge mentale de l'exploitant.

Ce qu'il faut regarder
Les RPS agricoles ne ressemblent pas à ceux du bureau : c'est l'isolement d'un travail souvent solitaire, la dépendance à la météo et aux cours, l'astreinte permanente de l'élevage, la charge d'une exploitation portée seul. Le travail isolé se traite aussi comme un risque de sécurité : un accident sans témoin, personne ne le sait avant des heures.
Risques pré-cochés
Travail isolé · Risques psychosociaux (stress, harcèlement)

« Agriculture » n'est pas un métier : six filières, six DUER

Un DUER de viticulteur recopié sur un modèle d'éleveur passe à côté de l'essentiel. Le générateur pré-remplit les unités de travail et le risque dominant selon votre filière ; vous ajustez ensuite à votre exploitation.

Viticulture

Risque dominant
Phytosanitaire (traitements répétés), postures accroupies et TMS à la taille et aux vendanges, chariot enjambeur et tracteur en dévers.
Unités de travail pré-remplies
Travaux de la vigne · Traitements phytosanitaires · Vendanges · Chai et vinification · Conduite d'enjambeur
Ce qui est presque toujours oublié
Le travail des saisonniers de vendange, souvent non intégré au DUERP : accueil, formation express, hébergement, chaleur de septembre.

Élevage

Risque dominant
Contention et contact des animaux, zoonoses, gaz de fosse à lisier, astreinte et travail isolé, machinisme de l'alimentation.
Unités de travail pré-remplies
Soins et surveillance du troupeau · Traite · Alimentation et paillage · Curage et gestion des effluents · Contention et interventions vétérinaires
Ce qui est presque toujours oublié
Le brassage de la fosse à lisier et l'intervention seul auprès d'un reproducteur — deux gestes qui tuent chaque année.

Grandes cultures

Risque dominant
Machinisme (moissonneuse, presse), silos et cellules à grain, phytosanitaire, lignes électriques aériennes en manœuvre de benne.
Unités de travail pré-remplies
Semis et travail du sol · Traitements · Récolte · Stockage et séchage (silos, cellules) · Entretien du matériel
Ce qui est presque toujours oublié
L'entrée dans une cellule à grain : ensevelissement en quelques secondes, effet « sable mouvant » que les exploitants sous-estiment.

Maraîchage

Risque dominant
Postures et TMS (récolte manuelle, désherbage), chaleur sous serre, phytosanitaire en milieu fermé, manutention répétée.
Unités de travail pré-remplies
Semis et plantation · Entretien des cultures · Récolte · Conditionnement · Travail sous serre
Ce qui est presque toujours oublié
La chaleur sous tunnel plastique, qui grimpe bien au-dessus de la température extérieure et concerne désormais le DUERP.

Arboriculture

Risque dominant
Chute de hauteur (échelle, plateforme, cueillette), phytosanitaire, machinisme, postures bras levés.
Unités de travail pré-remplies
Taille · Éclaircissage · Traitements · Récolte en hauteur · Conditionnement
Ce qui est presque toujours oublié
La plateforme et l'échelle de cueillette, cotées comme un simple « travail en hauteur » alors que la chute est le premier accident du verger.

Sylviculture / travaux forestiers

Risque dominant
Tronçonneuse, abattage, chute de branche, débardage, travail isolé en forêt, bruit et vibrations.
Unités de travail pré-remplies
Abattage · Débardage · Élagage · Entretien des peuplements · Broyage
Ce qui est presque toujours oublié
Le travail isolé en forêt, hors couverture réseau : un accident de tronçonneuse sans moyen d'alerte devient un pronostic vital.

Les neuf principes de prévention que le DUER met en œuvre

Le DUER n'est pas un formulaire à archiver : il traduit en actions datées les neuf principes généraux de prévention du Code du travail (art. L.4121-2), qui s'imposent au régime agricole comme au régime général.

  1. Éviter les risques.
  2. Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités.
  3. Combattre les risques à la source.
  4. Adapter le travail à l'homme (conception des postes, choix des équipements et des méthodes).
  5. Tenir compte de l'état d'évolution de la technique.
  6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou par ce qui l'est moins.
  7. Planifier la prévention en y intégrant technique, organisation, conditions de travail et relations sociales.
  8. Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les protections individuelles.
  9. Donner les instructions appropriées aux travailleurs.

Ce que change l'effectif de l'exploitation

La bascule se joue sur le nombre de salariés, pas sur le fait d'être agricole. La plupart des exploitations restent sous 11 salariés : leur révision est déclenchée par l'événement, pas par le calendrier.

Obligations selon l'effectif salarié — Code du travail, art. R.4121-1, R.4121-2 et L.4121-3-1.
EffectifCe que la loi impose
Dès le 1er salarié DUERP obligatoire (art. R.4121-1). L'exploitant sans salarié n'y est pas légalement tenu, mais la MSA le recommande car sa propre sécurité et celle des aides familiaux en dépendent.
Moins de 11 salariés Pas de mise à jour annuelle imposée : la révision est déclenchée par l'événement (aménagement important, information nouvelle sur un risque, accident). Les actions de prévention sont consignées dans le DUERP.
11 salariés et plus Mise à jour au moins annuelle (art. R.4121-2) et mise en place du CSE, consulté sur le DUERP et ses révisions.
50 salariés et plus Les résultats de l'évaluation débouchent sur un programme annuel de prévention (PAPRIPACT) chiffré et calendé, présenté au CSE (art. L.4121-3-1). En dessous de 50, une liste d'actions consignée dans le DUERP suffit.

Cadre réglementaire agricole, daté

Chaque affirmation renvoie à un texte réel et vérifiable. Rien n'est inventé, rien n'est daté de complaisance.

La prévention agricole relève de la MSA, pas de la CARSAT

L'exploitation agricole cotise au régime agricole. La prévention des risques professionnels y est assurée par la Mutualité sociale agricole et son service de santé-sécurité au travail, avec ses propres conseillers en prévention et ses tableaux de maladies professionnelles. Un DUERP agricole qui cite la CARSAT et l'INRS comme autorité de tutelle sonne faux dès la première ligne : c'est la MSA qu'un contrôleur ou un conseiller en prévention représente.

Code rural et de la pêche maritime, livre VII ; MSA santé-sécurité au travail

DUERP obligatoire dès le premier salarié

Tout employeur, y compris agricole, transcrit dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, unité de travail par unité de travail. L'obligation naît au premier salarié — apprenti, saisonnier et CDD compris. À défaut, l'amende est de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive) par salarié concerné.

Code du travail, art. R.4121-1 et R.4741-1

Neuf principes de prévention et évaluation à la source

L'employeur met en œuvre les mesures de protection sur le fondement des neuf principes généraux de prévention, dont la priorité de la protection collective sur la protection individuelle. Le DUERP est l'outil qui traduit ces principes en actions datées et pilotées : pas un formulaire à archiver, mais la trace d'une démarche.

Code du travail, art. L.4121-1 à L.4121-3

Certiphyto pour tout applicateur de produits phytosanitaires

L'utilisation à titre professionnel des produits phytopharmaceutiques est subordonnée à la détention d'un certificat individuel (Certiphyto), renouvelable. Le DUERP ne remplace pas le Certiphyto : il cite le risque phytosanitaire, les mesures de prévention (substitution, EPI, local dédié, respect des délais de réentrée) et le certificat comme mesure existante.

Code rural et de la pêche maritime, art. L.254-1 et suivants

Fortes chaleurs : obligation depuis le 1er juillet 2025

Le décret n°2025-482 du 27 mai 2025, applicable depuis le 1er juillet 2025, impose d'intégrer les épisodes de chaleur intense à l'évaluation des risques, en s'appuyant sur les niveaux de vigilance météorologique. Aucun secteur n'est plus concerné que l'agriculture : travail extérieur, sous serre, en cabine. Un DUERP agricole rédigé avant l'été 2025 et non révisé depuis a un trou repérable en quelques secondes.

Décret n°2025-482 du 27 mai 2025

Conservation des versions successives pendant 40 ans

Le DUERP est conservé dans ses versions successives pendant au moins 40 ans et tenu à disposition des salariés, anciens salariés et ayants droit. Un document écrasé à chaque mise à jour ne respecte plus la loi : c'est l'historique qui prouve, des années plus tard, l'exposition d'un salarié à un phytosanitaire ou à une poussière.

Code du travail, art. L.4121-3-1 IV

Activités couvertes

  • Conduite de tracteurs et d'automoteurs
  • Travaux de culture (semis, traitement, récolte)
  • Élevage : soins, traite, alimentation, contention
  • Préparation et application des produits phytosanitaires
  • Récolte, ensilage et stockage (silos, cellules)
  • Entretien et réparation du matériel
  • Irrigation et gestion de l'eau
  • Travaux forestiers et bûcheronnage

Équipements identifiés

  • Tracteur (arceau / cabine de sécurité)
  • Prise de force et cardans
  • Moissonneuse-batteuse / ensileuse
  • Pulvérisateur et local phytosanitaire
  • Cage et couloir de contention
  • Silo, cellule à grain, fosse à lisier
  • Tronçonneuse et matériel forestier
  • Enrouleur d'irrigation

Questions fréquentes — DUER Agricole

Le DUER agricole dépend-il de la MSA ou de la CARSAT ?

De la MSA. L'exploitation agricole cotise au régime agricole : la prévention des risques professionnels y est assurée par la Mutualité sociale agricole et son service de santé-sécurité au travail, avec ses propres conseillers en prévention. La CARSAT et l'INRS relèvent du régime général. L'obligation de rédiger le document unique, elle, est la même pour tous (art. R.4121-1 du Code du travail) : c'est l'accompagnement et les référentiels de risques qui sont propres à l'agriculture.

Suis-je obligé de faire un DUER si je suis exploitant sans salarié ?

Légalement, non : le document unique s'impose dès le premier salarié, y compris apprenti, saisonnier ou CDD (art. R.4121-1). Un exploitant seul n'y est pas tenu. La MSA le recommande malgré tout, parce que les accidents graves du secteur — renversement de tracteur, gaz de fosse, contention d'un bovin — touchent d'abord le chef d'exploitation et les aides familiaux, qui ne sont couverts par aucun contrôle.

Quels risques sont propres à l'agriculture et absents d'un modèle générique ?

Le machinisme agricole (renversement de tracteur, prise de force, organes en mouvement), le risque phytosanitaire, les zoonoses et les poussières organiques, la contention des animaux, les silos et fosses à lisier (asphyxie, ensevelissement, sulfure d'hydrogène), les lignes électriques aériennes en manœuvre de benne, la noyade dans une retenue d'irrigation. Un modèle « bureau » ou « commerce » ne les contient pas : c'est exactement le trou que ce générateur comble avec un jeu de risques agricole dédié.

Comment évaluer le risque phytosanitaire dans le DUER ?

Poste par poste, en distinguant la préparation de la bouillie et le nettoyage du matériel (contact avec le produit concentré, les plus exposants) de l'application elle-même et de la rentrée en parcelle. Les mesures à consigner : substitution quand elle est possible, Certiphyto à jour (code rural, art. L.254-1 et suivants), EPI adaptés à l'étiquette, local phytosanitaire fermé et ventilé, respect des délais de réentrée. Certaines pathologies sont indemnisables par le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides géré par la MSA.

Dois-je intégrer les fortes chaleurs à mon DUER agricole ?

Oui, depuis le décret n°2025-482 du 27 mai 2025, applicable au 1er juillet 2025. L'épisode de forte chaleur doit figurer dans l'évaluation, en s'appuyant sur les niveaux de vigilance de Météo-France, avec des mesures concrètes : adaptation des horaires, eau fraîche, points d'ombre, surveillance mutuelle. L'agriculture est le secteur le plus concerné — travail extérieur, sous serre, en cabine — et la traçabilité des épisodes devient un point de contrôle.

Un modèle de DUER vaut-il pour toutes les exploitations agricoles ?

Non. Un DUERP de viticulteur, d'éleveur, de céréalier ou de maraîcher ne se cote pas pareil : le viticulteur est d'abord exposé au phytosanitaire et aux TMS, l'éleveur au contact animal et aux gaz de fosse, le céréalier au machinisme et aux silos, le maraîcher à la chaleur sous serre. Le générateur pré-remplit les unités de travail et les risques dominants selon la filière ; vous ajustez ensuite à votre exploitation réelle, ce qui reste indispensable.

À quelle fréquence réviser le DUER d'une exploitation ?

Au moins une fois par an à partir de 11 salariés (art. R.4121-2). En dessous, la révision est déclenchée par l'événement : achat d'un nouveau matériel, changement de production, accident, information nouvelle sur un risque — et l'entrée en vigueur d'une obligation, comme le volet fortes chaleurs de 2025. La révision annuelle millésimée du générateur duplique le document daté sans repartir de zéro, et l'ancienne version est conservée.

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